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Nouvelles
Nouveau  Communiqué national UFAC - le 07/12/2018 @ 11:08 par JeandePeyrat

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Expo et journée connaissance de la Résistance - le 13/10/2018 @ 05:45 par JeandePeyrat

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l’exposition restera en place jusqu’au dimanche 28 octobre de 10h à 12h et de 14h à 18h, l’entrée est libre.
Le samedi 27 après-midi à partir de 14h, une demi journée de Connaissance de la Résistance proposera une causerie d’Odile Delaunay , en liaison avec l’exposition, sur le thème de l’art dans la  mémoire de la Résistance et de la Déportation.
Entrée libre également, vous pouvez amener vos amis...


AG départementale ANACR Treignac 07 10 2018 - le 10/10/2018 @ 16:36 par JeandePeyrat

L'ANACR-Corrèze en assemblée à Treignac : « Fidélité aux valeurs de la Résistance »

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L'Assemblée Générale de l'ANACR-Corrèze s'est tenue le dimanche 7 octobre à la salle des fêtes de Treignac.


Après un accueil chaleureux avec café, jus de fruits et viennoiseries, Jean-Pierre Bort, président du comité ANACR de Treignac ouvrait la séance par une minute de silence en hommage aux Résistants et Amis de la Résistance disparus depuis un an.  M. Gérard Coignac Maire de Treignac, M. Philippe Jenty Président de la Com-Com, accueillaient ensuite la centaine de participants. La direction nationale de l'ANACR était représentée par M. Jean-Paul Bedoin, secrétaire Général adjoint national, président du comité de Dordogne.

Les 104 adhérents présents, auxquels il fallait ajouter plus de 140 pouvoirs, représentant plus de 700 adhérents, adoptaient après discussion, à l'unanimité, les rapports et la résolution finale mettant l'accent sur le rôle de passeurs de Mémoire des Amis de la Résistance et leur fidélité aux valeurs du Conseil National de la Résistance. Ils étaient   présentés successivement par le co-président Bernard Delaunay, la vice-présidente Marie-Jo Pivier, le trésorier départemental Jean-Pierre Foch,  le vice-président François Bretin.

Cette résolution  constitue  « la feuille de route » de l'action civique, historique, patriotique de l'ANACR pour 2019 :
« L'ANACR-Corrèze, réunie en Assemblée Générale départementale à Treignac le 7 octobre 2018, réitère les objectifs fixés par les résolutions du Congrès départemental d'Allassac et le Congrès National de Dax en octobre 2017, dans le respect de son pluralisme et de la liberté de conscience de chacun de ses membres.
A savoir :
    • La défense des intérêts moraux et matériels des Résistants et de leurs ayant-droits. Elle demande l'attribution d'urgence, plus que légitime,  de la Légion d'Honneur aux derniers Résistants titulaires de la carte de Combattant Volontaire de la Résistance (CVR).
    • La défense et la promotion des valeurs humanistes et progressistes exprimées par le Conseil National de la Résistance afin de contribuer à préserver la cohésion nationale, la solidarité, les droits humains dans notre pays.
    • L'éveil des consciences par le rappel des causes, des conséquences, de l'Histoire de la Seconde Guerre mondiale. En premier lieu dans notre engagement aux côtés de l'Education Nationale pour l'organisation du Concours National de la Résistance et de la Déportation (CNRD) et celle du concours départemental des écoles primaires en Corrèze. En second lieu à travers tous les moyens modernes de communication à sa disposition, son journal Résistance-Corrèze et son site internet ANACR-Corrèze. Cela implique la dénonciation des résurgences du fascisme, du négationnisme, de la banalisation du discours raciste, xénophobe, nationaliste, d'une extrême-droite se disant « patriote », ainsi que  des mécanismes qui ont conduit à cette situation.
    • Le soutien aux autorités de l'Etat pour assurer  notre sécurité face au terrorisme, mais aussi dans ce contexte, la préservation de nos libertés fondamentales constitutionnelles.
    • La présence de ses membres, de ses porte-drapeaux et des jeunes des établissements scolaires, si possible, aux cérémonies patriotiques en hommage aux « Morts pour la France », aux commémorations des grandes dates et des drames de la Résistance et de la Déportation et lors de la fête nationale.
Ainsi sera respectée la volonté des Résistants de transmettre leur Mémoire et les valeurs qu'ils portaient, pour bâtir un monde de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de paix ».

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A 11h15, le Délégué National Jean-Paul Bedoin délivrait le message de la Direction Nationale de l'ANACR à l'Assemblée et aux personnalités invitées : M. Michel Defaye, Président départemental de l'UFAC, Mme Hélène Rome, Vice-présidente du Conseil Départemental, M. Daniel Chasseing sénateur, M. Christophe Jerretie, Député, M. Jean-Paul Vicat, sous-préfet de Brive représentant M. Frédéric Veau Préfet de la Corrèze. Ce message réaffirmait le pluralisme de l'ANACR, les valeurs de démocratie, de solidarité, de tolérance, de respect de la personne humaine, de paix du CNR, dont les mesures économiques et sociales progressistes qu'il préconisait constituent encore le socle de notre protection sociale. Il déplorait leur régression dans la société actuelle, à mettre en relation avec la résurgence des fascismes en Europe et en France, le combat devant continuer contre les discours de haine, de racisme, de xénophobie, d'antisémitisme de l'extrême droite. Il s'y ajoute désormais celui de la défense de notre démocratie face au terrorisme et aux fanatismes religieux que l'on croyait d'un autre âge.
L'une après l'autre, les personnalités soulignaient l'importance de l'action de l'ANACR et lui apportaient leur soutien. M. le Sénateur Daniel Chasseing déclarant « souscrire totalement » à la résolution que venait d’adopter l'Assemblée, M. le Sous-préfet félicitant l'ANACR-Corrèze, notamment  pour son implication totale dans le Concours National de la Résistance et de la Déportation, y compris l'organisation de celui des écoles primaires, pour la convention signée avec le Collège Clémenceau de Tulle, les communes de Clergoux et  Saint-Pardoux la Croisille, et l'association Peuple et Culture de Tulle, pour l'exposition Poètes et artistes de la Résistance autour du 27 mai à Tulle... Tous prodiguaient  leurs encouragements à l'ANACR à poursuivre ce travail de Mémoire et d'Histoire afin d'éveiller les consciences.
Une cérémonie patriotique avec dépôt de gerbes au monument aux morts par le Maire de Treignac, les personnalités et les comités départemental et local de l'ANACR clôturait les travaux de cette assemblée.
Après un vin d'honneur offert par la municipalité de Treignac, un repas convivial à la salle des fêtes se terminait par un vibrant Chant des Partisans, accompagné magnifiquement par le « troubadour » local Jean Alambre. Une collecte pour le Bleuet de France marquait la solidarité de l'ANACR envers les victimes françaises des différents conflits et leurs familles.        


Direction des Services départementaux de l’Éducation Nationale de la Corrèze

CONCOURS DÉPARTEMENTAL

de la RÉSISTANCE et de la DÉPORTATION 2019

1er degré

Thème du concours national 2018-2019

"Répressions et déportations en France et en Europe, 1939-1945. Espaces et histoire".

Sujets adaptés aux classes des écoles primaires

* 1ere catégorie : travaux collectifs

La Corrèze et le Limousin, terres de Résistance de 1940 à 1944, ont subi la répression des forces de l'Etat français de Pétain et des troupes d'occupation nazies. De nombreuses stèles et plaques en témoignent, où sont inscrits les noms des victimes de cette répression, fusillés, pendus, déportés, d'autres ont été arrêtés, internés, torturés...

Vous retracerez l'histoire de certaines de ces victimes de votre commune ou des alentours, en vous appuyant sur vos leçons d'Histoire, vos lectures, les témoignages que vous aurez pu recueillir. Vous réaliserez une œuvre de votre choix ou un dossier illustrant cette ou ces histoires.

* 2eme catégorie : travaux individuels

Outre une participation éventuelle à un travail collectif, vous réaliserez une œuvre personnelle : texte en prose ou poème, dessin, peinture, collage, objet... présentant un ou plusieurs exemples des répressions menées par les autorités françaises de Vichy ou les forces d'occupation nazies, contre les Résistants ou les populations civiles en Corrèze entre 1940 et 1944.

Consignes :

Les professeurs des écoles volontaires devront se faire connaître dès que possible à la Direction des Services de l’Education Nationale de la Corrèze –division des Ecoles et des Etablissements, au plus tard en janvier 2019.

Des références documentaires seront communiquées à ceux qui le souhaiteraient en s’adressant aux personnes ci-dessous.

Les modalités de réalisation des deux catégories de travaux sont laissées à l’appréciation des enseignants.

Ces travaux doivent parvenir à la Direction des Services départementaux de l’Education Nationale de la Corrèze – division des Ecoles et des Etablissements, pour le 29 avril 2019.

Renseigner sur une feuille détachée: école, nom, prénom, classe des candidats individuels et des groupes.

Le jury, composé des Inspecteurs de l’Education Nationale (IEN) des secteurs concernés et des responsables locaux et départementaux de l’ANACR, délibèrera et classera les travaux selon les critères suivants :

1) Pertinence, respect du sujet proposé

2) Contenu du message

3) Qualité de la rédaction, du graphisme ou de la production audio-visuelle

4) Qualité de la présentation générale

Les résultats seront communiqués aux enseignants par la Direction Académique pour une remise des prix aux lauréats dans chaque école participante, en présence de représentants du jury, de Madame ou Monsieur le Maire de la commune, des parents d’élèves, des autorités locales ou départementales invitées.

La date de remise des prix sera fixée en accord avec l’enseignant, l’I.E.N et l’ANACR qui diffusera l’information aux élus.

Pour toutes informations complémentaires veuillez prendre contact avec l’ANACR-Corrèze qui transmettra, en utilisant le formulaire de contact de ce site


La Vidéo sur Jean LHOMMOND primée au concours départemental 2018 sur la RÉSISTANCE, réalisée par les élèves et leur jeune professeure des écoles de l'école de Palisse (19160)

Félicitations aux élèves et à leur professeure pour ce superbe travail eek

Note : Si vous ne pouvez pas voir cette vidéo, cliquez sur ce LIEN


MESSAGE POUR LA JOURNEE DE LA RESISTANCE - le 10/05/2018 @ 08:32 par JeandePeyrat

MESSAGE POUR LA JOURNEE DE LA RESISTANCE

Il y a 75 ans, le 27 mai 1943, après des mois d’efforts pour surmonter des difficultés de tous ordres, se tint à Paris, 48 rue du Four, la réunion constitutive du Conseil National de la Résistance, le CNR. Elle rassembla, sous la Présidence de Jean Moulin, le Préfet républicain de Chartres, révoqué le 2 novembre 1940 par l’administration pétainiste, et qui avait voué ses efforts à cette unification, les 8 principaux mouvements de Résistance - 5 de la zone Nord (Front National pour la Libération et l’Indépendance de la France, Organisation Civile et Militaire, Libération-Nord, Ceux de la Libération, Ceux de la Résistance), occupée par la Wehrmacht nazie depuis l’Armistice de juin 1940, et 3 de la zone Sud (Combat, Franc-Tireur et Libération-Sud), envahie par les Allemands le 11 novembre 1942 - ainsi que les 6 partis clandestins (communiste, socialiste, radical, démocrates-chrétiens, Fédération républicaine et Alliance démocratique) et les deux centrales syndicales CGT et CFTC.

Depuis le 10 juillet 1940, à la faveur de la défaite face à l’envahisseur, Pétain, répudiant la République, avait installé un régime félon, celui dit de l’Etat Français, qui se mettra aux ordres de l’occupant jusque dans la mise en œuvre d’une répression contre les démocrates, les patriotes qui, par dizaines de milliers, seront pendant plus de quatre ans pourchassés, torturés, fusillés et massacrés, par dizaines de milliers déportés dans les camps de concentration, et qui s’associera aux persécutions raciales antisémites décidées par les nazis, telle le 16 juillet 1942 la sinistre «Rafle du Vel d’Hiv», qui aboutiront à la déportation de plus de 70 000 hommes, femmes et enfants de France vers les camps de la mort ; d’où bien peu revinrent.

Ce sont dans les conditions différenciées d’une France divisée en deux par la ligne de démarcation qu’étaient nés, dès les premiers jours de l’automne 1940, les premiers groupes, réseaux et mouvements de Résistance, qui, s’étant développés, seront à sa création membres du Conseil National de la Résistance (le CNR) ; et que parurent ou reparurent dans la clandestinité des journaux - parfois homonymes de mouvements - tels «Libération», «Combat» ou «Franc-Tireur», mais aussi «Défense de la France», «l’Humanité», «Témoignage Chrétien», «le Populaire»… Ainsi, sur le sol national occupé, des femmes et des hommes refusant la capitulation, l’occupation du pays, l’assassinat de la République et la suppression des libertés, avaient, au prix de lourds sacrifices, affirmé leur volonté de poursuivre le combat. Le 21 août 1941, en abattant au métro Barbès à Paris, un officier de la Kriegsmarine allemande, Pierre Georges, le futur «colonel Fabien», avait initié la lutte armée contre l’occupant, laquelle vint s’ajouter aux activités de renseignement et à la propagande clandestine, avant que ne se forment les premiers maquis.

Et, dès l’été 1940, à l’extérieur du pays, l’Appel du général de Gaulle lancé depuis Londres le 18 juin avait rassemblé autour de lui les premiers Français libres. La France libre, qui rallia en Afrique, en Asie et dans le Pacifique plusieurs territoires alors de souveraineté française, reconstitua des forces armées terrestres, navales et aériennes françaises libres, qui participeront aux côtés des Alliés américains, britanniques et soviétiques à la lutte contre l’Allemagne nazie, l’Italie fasciste et le Japon militaro-fasciste japonais, contribuant, le moment venu, à la libération de la France et à la victoire sur les fascismes.

La création du CNR ce 27 mai 1943, se plaçant sous l’autorité du Comité National Français présidé par le Général de Gaulle, allait renforcer la légitimité du Chef de la France libre auprès des Alliés. «J’en fus à l’instant plus fort» dira-t-il, car il représentait ainsi la France Combattante tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Elle allait aussi permettre, en unifiant toutes les forces de la Résistance, la mise en place dès la fin 1943 des Comités locaux et départementaux de la Libération, la création début 1944 des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI), la publication le 15 mars 1944 du Programme du CNR, dont nombre des avancées découlant de sa mise en œuvre à la Libération sont encore présentes dans notre vie démocratique et sociale.

C’est pourquoi cette date du 27 mai a été retenue pour être la «Journée Nationale de la Résistance», inscrite désormais depuis 2013 dans le calendrier mémoriel officiel de la Nation.

Rappeler, ce 27 mai, comme nous y invite la loi instituant la Journée Nationale de la Résistance, plus particulièrement dans les établissements scolaires, les valeurs humanistes, démocratiques et patriotiques qui inspirèrent le combat de la Résistance, s’inscrit non seulement dans le devoir de mémoire à l’égard de celles et ceux qui ont combattu - et souvent sont tombés - pour la Liberté, mais c’est aussi répondre au besoin de mémoire, dans un monde qui connaît toujours les guerres, le racisme, la xénophobie, les atteintes aux libertés et à la dignité humaine, la torture, la résurgence du fascisme, les actes de barbarie du terrorisme qui ont frappé la France et plusieurs autres pays, tous fléaux contre lesquels il faut se dresser sans faillir.

La Présidence de l’ANACR :

Cécile ROL-TANGUY Henriette DUBOIS Pierre MARTIN


L'ANACR tient à rappeler que nombre de Corréziens ont été déportés pour fait de Résistance et souhaite, outre les commémorations leur rendre un hommage particulier à travers le poème ci-dessous.
Ce poème a été écrit à la mémoire de Marcel Pocaly*, (arrêté à Brive le 10 janvier 1941, mort en déportation, en mars 1945) par un Poète inconnu compagnon d'internement de Marcel, en France, avant d'être lui-même déporté à Dachau.
Dachau, hiver 1943-1944


Chanson de marche.


Jour après jour nos maux nos peines,
Nos larmes d'hommes
Tout ce fardeau d'indicible douleur
L’espoir gisant dans la fosse commune
Le front troué d'une étoile de sang
Noire est la nuit, dure est la neige
Le vent nous crache au visage sa haine
Fardeau des jours plus lourds que les années
Cancer de la faim fer rouge du froid
Doigts durs de la peur noués à nos gorges
Où vont nos pas. Le sang des plaines
Gonfle le rire ivre des corbeaux
J'avais un camarade où est-il?   
Perdu sur les routes
Ses yeux saignent aux becs voraces
Quand luira l'aube ?
Les soldats gardent les silos
Les fusils veillent    
Les loups attendent
Le givre perle sur nos cils
Mais chantent mais chantent encore
Nos lèvres perdues de souffrance
Non vous ne la ferez pas taire
Cette chanson de notre amour
Cette chanson des jours heureux
Cette chanson des jours de France
Allez le malheur n'a qu'un temps !
La liberté est invincible
Nous reverrons la France d'autrefois
Il y aura les fontaines du ciel
Pour cette soif ardente de nos corps
I1 y aura le rire acide des haies
Il y aura les trésors d'eau frémissante
La terre humide et la jeunesse des lacs
Serre les dents il faut vivre
Pour tous les morts et pour tous les vivants
Regarde ta route et marche, marche, marche
Rappelle-toi dans le sang répandu
Cette chanson de la dernière auberge
Un jour, un jour encore
Lutte et marche
Lutte
Et marche...


*Marcel Pocaly était né à Brive le 1er Septembre 1921. Dès le mois d'août 1940 (alors qu'il était membre des jeunesses communistes) il participe à la réunion des Grottes de Lamouroux avec quelques camarades (dont Pierre Georges le futur Colonel Fabien). Ils décident d'engager la lutte contre le fascisme et pour la libération du territoire en fabricant, distribuant des tracts, en inscrivant des mots d'ordre sur les murs. Mais le petit groupe est surveillé ...Après l'arrestation de Robert Delord fin 1940, Marcel Pocaly tire les tracts dans l'atelier de menuiserie de son père. Le 10 janvier 1941, la police de Vichy perquisitionne l'atelier et trouve la ronéo... Marcel est arrêté, emprisonné à Tulle et condamné à 2 ans de prison. Il sera envoyé à la centrale d'Eysses (Lot-et-Garonne) puis au fort de Barraux (Isère).et enfin au camp de concentration de Buchenwald dans le ''kommando'' de Langenstein Zwieberger où il décédera le 10 mars 1945.  


LETTRE DE HENRI FERTET "Un condamné à mort de 16 ans"


Elève de seconde du lycée Victor Hugo à Besançon. Résistant condamné à mort par le tribunal militaire de la Feldkommandantur. Exécuté à Besançon le 26 septembre 1943.

"Chers parents"

Ma lettre va vous causer une grande peine, mais je vous ai vu si plein de courage, que, je n'en doute pas, vous voudrez encore le garder, ne serait-ce que par amour pour moi.

Vous ne pouvez savoir ce que moralement j'ai souffert dans ma cellule, ce que j'ai souffert de ne plus vous voir, de ne plus sentir peser sur moi votre tendre sollicitude que de loin . Pendant ces 87 jours de cellule votre amour m'a manqué plus que vos colis, et souvent je vous ai demandé de me pardonner le mal que je vous ai fait, tout le mal que je vous ai fait.

Vous ne pouvez vous douter de ce que je vous aime aujourd'hui car avant, je vous aimais plutôt par routine, mais maintenant je comprends tout ce que vous avez fait pour moi et je crois être arrivé à l'amour filial véritable, au vrai amour filial. Peut-être après la guerre, un camarade vous parlera-t-il de moi, de cet amour que je lui ai communiqué. J'espère qu'il ne faillira pas à cette mission sacrée.


Je meurs pour ma Patrie. Je veux une France libre et des français heureux. Non pas une France orgueilleuse, première nation du monde, mais une France travailleuse, laborieuse et honnête. Que les français soient heureux, voilà l'essentiel . Dans la vie, il faut savoir cueillir le bonheur.

Pour moi, ne vous faites pas de souci, je garde mon courage et ma belle humeur jusqu'au bout, et je chanterai "Sambre et Meuse" parce que c'est toi ma chère petite maman qui me l'a apprise.

Les soldats viennent me chercher. Je hâte le pas. Mon écriture est peut-être tremblée, mais c'est parce que j'ai un petit crayon. Je n'ai pas peur de la mort. J'ai la conscience tellement tranquille.

Adieu, la mort m'appelle. Je ne veux ni bandeau, ni être attaché. Je vous embrasse tous. C'est dur quand même de mourir.

Mille baisers. Vive la France.

Un condamné à mort de 16 ans.

Henri Fertet

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Auteur du poème  Robert Desnos et son pseudo : Pierre Andier

Pour la cérémonie officielle du 27 mai Journée Nationale se la Résistance à Tulle. Ces textes seront aussi lus à Brive


COMMUNIQUE - ATTENTAT - le 27/03/2018 @ 07:14 par JeandePeyrat

COMMUNIQUE

De nouveau la barbarie du terrorisme a frappé notre pays, assassinant à Carcassonne le passager d’une voiture, et à Trèbes un client et un employé de supermarché, ainsi qu’un lieutenant-colonel de gendarmerie ayant courageusement proposé de se substituer à une employée prise en otage par le criminel se réclamant de l’intégrisme religieux dit «Etat islamique», sacrifiant ainsi sa vie. D’autres victimes du tueur – qui a fini par être neutralisé - sont ou ont été dans un état critique.

La condamnation de tels actes ne peut qu’être totale, ils ne peuvent trouver aucune justification, de quelque ordre que ce soit. Et la volonté de lutter en France et à l’étranger contre leurs auteurs, leurs complices, leurs commanditaires, et l’idéologie qui les inspire doit être sans faille, les moyens nécessaires pour les combattre mis en œuvre, et ce dans le respect de nos valeurs.

Car, si l’intégrisme et le terrorisme qui en découle menacent nos vies et notre mode de vie, ils menacent aussi directement nos principes humanistes et démocratiques qu’ils abhorrent et dénoncent, et indirectement en suscitant des discours xénophobes, autoritaires, potentiellement liberticides qui hélas se multiplient.

En ces moments dramatiques, l’Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance (ANACR) s’associe à la douleur des familles des victimes de Carcassonne et Trèbes, Jean Mazières, Christian Medves, Hervé Sosna et Arnaud Beltrame, et pleinement à l’hommage rendu à l’abnégation du lieutenant-colonel Beltrame.

Le 26 mars 2018

L’ANACR


 


POURSUIVRE LE COMBAT DES RESISTANT(E)S CONTRE LE FASCISME - le 23/03/2018 @ 05:34 par JeandePeyrat

Comme la langue d’Esope, Internet peut être le meilleur et le pire.

Le meilleur c’est, en ces temps anniversaires de la création du Conseil National de la Résistance et de la publication de son Programme, faciliter la transmission de la mémoire de ce que furent les combats et les valeurs des Résistantes et des Résistants, l’hommage rendu à leurs sacrifices, aux victimes de la barbarie fasciste et nazie. Ce sont cette transmission et cet hommage qui doivent en premier lieu nous mobiliser car, outre qu’ils participent au devoir de mémoire, ils répondent au besoin de mémoire de notre société, ils sont un antidote aux poisons du fascisme, de la xénophobie et du racisme qui diffusent aujourd’hui dangereusement.

Le pire, ce sont ces sites internet de ces partis d’extrême-droite qui, pays après pays, sur la base de discours démagogiques, populistes, xénophobes, anti-immigrés et racistes largement diffusés sur le web, entrent dans les parlements nationaux au gré des scrutins qui se succèdent, y intègrent des coalitions voire des majorités de droite extrême et d’extrême-droite, s’approchent des gouvernements ou même y accèdent. C’est là le véritable danger qui menace y compris en France, et qu’il faut combattre sans faillir.

Et il y a aussi sur Internet l’odieux, arme de propagande de groupuscules le plus souvent réduits à quelques individus, et qui escomptent bien, par les réactions légitimes que ne peuvent que susciter leurs provocations ignobles, telles leurs insultes contre les Résistant(e)s et les Déporté(e)s, sortir ainsi un peu de leur obscure marginalité. Nombre d’entre eux, conscients de tomber sous le coup des lois de la plupart des pays européens, se gardent bien de signer leurs abjections, de donner une adresse et prennent la précaution de domicilier leurs sites dans de lointains pays insulaires du Pacifique ou aux… Etats-Unis, où le Premier amendement de la Constitution sur la liberté d’expression – y compris celle des nazis ! - leur garantit l’impunité et la poursuite de leurs méfaits, les plaçant ainsi hors d’atteinte de la justice française.

Ayant parfois un statut juridique légal, d’autres groupuscules, souvent de ce fait plus précautionneux dans leurs expressions publiques car pouvant être l’objet de poursuites, mais partageant fondamentalement la même idéologie fasciste que les anonymes de l’Internet, emploient la même tactique de provocations dans l’espoir de susciter des réactions les rendant visibles et leur permettant d’accéder à la presse locale voire nationale, à la télévision régionale ou nationale. L’un d’entre eux - animé par un «dissident» (?) du Front national, qui cherche ainsi à se faire un nom dans le microcosme de la «fachosphère» - a, sans vraiment croire à leurs chances de réussite, multiplié récemment - pour donner l’illusion d’une implantation nationale - les demandes d’ouverture de local à travers la France, dont la plus provocatrice a été effectuée à Tulle, ville martyre.

Il est de la responsabilité des Pouvoirs publics nationaux de veiller à ce que tous les agissements et dires de ces groupuscules fascistes et néonazis tombant sous le coup de la loi française soient poursuivis, à ce que leurs auteurs soient condamnés sans faiblesse et leurs structures – y compris virtuelles – interdites. Il est de celle des Pouvoirs publics municipaux et départementaux de faire échec à leurs tentatives d’implantation ou d’expression locale, qui sont par leur nature des troubles de l’ordre public, car il serait impensable qu’elle ne suscitent pas la protestation scandalisée de tous les humanistes, démocrates, républicains, antifascistes, au premier rang desquels se situent les militants de l’ANACR.

L’ANACR qui, en le rappelant et en en diffusant les valeurs, affirme sa volonté de poursuivre le combat des Résistant(e)s contre le fascisme et dit son affectueuse solidarité avec les Ancien(ne)s Résistant(e)s et Déporté(e)s victimes d’insultes et calomnies.

Le 20 mars 2018

LA DIRECTION NATIONALE DE L’ANACR


 


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