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HOMMAGE A CECILE ROL-TANGUY
C’est avec une profonde émotion et une grande tristesse que nous avons appris en ce 8 mai 2020, jour du 75ème anniversaire de la Victoire sur le nazisme, la disparition de Cécile Rol-Tanguy qui, antifasciste dès sa jeunesse, Résistante depuis les premiers jours de l’Occupation et au régime pétainiste, prit pleinement sa part dans le combat pour la Libération de la France et pour cette Victoire sur la barbarie.
Fille de Germaine et François Le Bihan ouvrier électricien, syndicaliste et militant communiste qui mourra en déportation, Cécile Le Bihan, née à Royan le 10 avril 1919, passa son enfance au Vésinet (Seine-et-Oise), puis à Paris à partir de 1933. Titulaire du Brevet élémentaire, elle suivit le cours Pigier de sténodactylo et fut embauchée en novembre 1936 au Syndicat des métaux CGT de la région parisienne, où elle rencontra Henri Tanguy.
Elle adhéra en 1936 à l’Union des Jeunes Filles de France (UJFF), puis, en 1938, au Parti communiste, et devint la marraine de guerre d’Henri Tanguy, combattant des Brigades internationales, avec qui elle se maria le 15 avril 1939.
L’hiver 1939-1940, Henri Tanguy mobilisé, Cécile conserva des contacts militants, tel celui qui s’avéra essentiel avec Marcelle Gautier, femme d’Henri Gautier, trésorier du Syndicat des Métaux, clandestin depuis que sa direction avait refusé de désavouer le pacte germano-soviétique. Grâce à cette liaison, Henri Tanguy, démobilisé, put reprendre contact dès le 19 août 1940 avec Gautier, puis prévenu le 5 octobre de l’arrestation de celui-ci, entrer immédiatement en clandestinité. De l’automne 1940 au printemps 1941, Cécile Tanguy frappa des stencils et assura des liaisons pour les Comités populaires des métallos, dont Henri fut l’un des responsables.
A partir de juillet 1941, Cécile Tanguy, successivement «Jeanne», «Yvette», «Lucie», joua un rôle essentiel auprès d’Henri quand celui-ci devint responsable, militaire ou politique, de directions interrégionales des premiers groupes armés, puis des FTP. Secrétaire, elle frappa tracts, directives, rapports à la direction nationale FTP, journaux clandestins.
Agent de liaison, elle assura de 1941 à 1943 le contact avec Marcel Paul, puis avec les membres des triangles de direction à Paris : Raymond Losserand et Gaston Carré, puis Roger Linet et Raymond Colin, enfin Joseph Epstein et Edouard Vallerand ; avec des responsables FTP dépendant de la direction interrégionale : en Anjou Maurice Lacazette et Marcel Hamon, à Paris Boris Holban ou Boris Milev, de la MOI ; avec la direction nationale FTP : Eugène Hénaff, Georges Vallet, René Camphin, Georges Tessier, Albert Ouzoulias, Pierre Le Queinnec, d’autres encore. Elle transporta aussi tracts et journaux clandestins, armes et explosifs, parfois dans le landau de leur fille, Hélène, née le 28 mai 1941.
Malgré la clandestinité, Cécile et Henri préservèrent un espace de vie familiale, en dépit des nombreux déplacements et de fréquentes séparations de domicile. Ils cohabitèrent cependant à Quinçay près de Poitiers à l’automne 1942, puis à Antony après le retour en Région parisienne en mars 1943. Leur fils, Jean, naquit à Antony le 13 novembre 1943.

Lorsque Henri Tanguy fut affecté en automne 1943 aux FFI, puis devint en juin 1944, sous le nom de «colonel Rol», chef régional des FFI d’Ile-de-France, Cécile continua à remplir sa double fonction. Elle frappa les ordres du chef régional et assura ses liaisons avec le général Malleret-Joinville, chef d’état-major national des FFI, avec les colonels Avia et Villate, de l’état-major régional, avec les états-majors départementaux FFI, la direction nationale FTP, avec Pierre Villon, représentant du Front national au CNR et Président du COMAC, avec, pendant l’insurrection parisienne, André Tollet, président du Comité Parisien de Libération.
Cécile Tanguy, présente en août 1944 dans le PC souterrain de Rol Place Denfert-Rochereau, y tapa l’Appel à l’insurrection de la Région parisienne qu’Henry lui dicta. Le 28 août 1944, elle sera la seule femme invitée à la réception au Ministère de la Guerre par le général de Gaulle des responsables de la Résistance dans Paris libéré.
Au lendemain de la Libération, alors qu’Henri Tanguy, désormais «Rol-Tanguy» – patronyme officialisé en 1970 – rejoignait le général Koenig au Gouvernement militaire de Paris, et commençait une carrière militaire, Cécile fut notamment chargée d’organiser le service social de l’état-major régional FFI, créé en octobre 1944, et qui fut intégré dans l’armée régulière en mars 1945.
Adhérente du Parti communiste, membre de l’Union des Femmes Françaises (UFF), elle s’engagea dans la préservation de la mémoire des combats des antifascistes et des Résistants, et pour la transmission des valeurs pour lesquelles ils combattirent, en premier lieu à la jeunesse. Depuis le décès d’Henri Rol-Tanguy le 8 septembre 2002, Cécile Rol-Tanguy est très souvent intervenue, partout à travers la France, devant des jeunes collégiens et lycéens ; en 2011, elle vint évoquer l’Insurrection parisienne au Stage National de l’ANACR.
Présente à plusieurs congrès nationaux de l’ANACR, elle en devint à celui de Lons-le-Saunier en 2012, Présidente nationale avec Louis Cortot, Henriette Dubois (Nelly) et Pierre Martin.
Pour toutes celles et ceux qui l’ont connue dans ces instances et assises de l’ANACR, en premier lieu les membres du Bureau national, Cécile par toute sa vie, a été, est et restera un exemple inspirant le plus profond respect ; et toutes et tous garderont avec émotion le souvenir de sa chaleur humaine, le souvenir de cette Grande dame de la Résistance.

Médaillée de la Résistance en septembre 1945, Croix du Combattant Volontaire de la Résistance, homologuée lieutenant FFI en janvier 1946, chevalier de la Légion d’honneur en avril 1984, elle fut en 2013 élevée à la dignité de Grand officier de la Légion d’honneur et, le 18 novembre 2017, à celle de Grand’Croix de l’Ordre National du Mérite.
En ces moments douloureux, au nom de tous les membres du Bureau National, de tous les membres de l’ANACR, nous tenons, partageant leur peine, à exprimer à ses enfants, Hélène, Claire, Jean, et Francis, à ses petits-enfants, à tous ses proches, nos sentiments les plus affectueux.

Pour le Bureau National de l’ANACR :
Pierre MARTIN, Président, Jacques WEILLER, Anne FRIANT-MENDRES, Anne-Marie MONTAUDON, Martine PETERS, Robert FOREAU-FENIER, Vice-Président(e)s, Jacques VARIN, Secrétaire général, Jean-Paul BEDOIN, Secrétaire-général adjoint.

ANACR MEYMAC / EGLETONS Commémorations prévues pour 2020
( dates et heures à vérifier dans la presse locale)
I -Nos commémorations :
le 13 avril, hommage à Clément Laguérite et André Désassis, à Ambrugeat à 11h.
le 8 mai dépôts de fleurs par l’ANACR au monument aux morts de Meymac et Egletons - Armistice et capitulation nazie à 11h.
Le 27 mai Journée Nationale de la Résistance : Proposition honorer la mémoire de Joseph FERTIG, Hannibal au cimetière de Villefranche du Périgord (modalités à définir en bureau et avec Edmond(??????))
Le 7 juin, hommage à Jean Vialat et à Pierre Dénaës au Puy Corbier de Combressol .
A 15h le 15 août, cérémonies (attention horaire fluctuant) :
- 9h30 Vieux cimetière d’Egletons
-10h stèle au carrefour de la libération
-10h15 Lycée P. CARAMINOT (ENP)
- 10h45 stèle du commandant LANOT au cimetière de Soudeilles.
- 11h10 camp d’internement et de travail des étrangers juifs.
- 11h30, stèle au bord de la RD 1089 à Darnets
II- Avec notre participation : (dates et heures à vérifier dans la presse locale)
- le 19 mars, à Meymac avec la FNACA 18h, pour l’anniversaire du cessez-le-feu de la guerre d’Algérie, et à Egletons.
- le 26 avril, participation à la journée nationale de la déportation à Meymac et à Egletons 11h
- le 26 avril, à la stèle des martyrs fusillés, à La Vergne de Barsanges 15h
- le 1er mai, aux Bordes de Bonnefond 10h
- le 8 mai, participation au repas du Comité d’Ussel 12h ?
- le 10 juin, à Ussel pour honorer les 47 maquisards tués à Ussel 18h30
- le 18 juin présence à la commémoration de l’appel du Général de Gaulle
- le 14 juillet, au village incendié de Marcy de St-Merd Les Oussines 11h
- le 17 août à 18h30 Libération d’Ussel.
- le 6 septembre, au Mémorial de Vitrac sur l’aire d’autoroute
- le 20 septembre, camp Faïta aux Trois Faux à Couffy sur Sarsonne 10h30
- le 11 Novembre ARMISTICE fin de la guerre 1914/18 11h
Direction des Services départementaux de l’Education Nationale de la Corrèze
CONCOURS DEPARTEMENTAL
de la RESISTANCE et de la DEPORTATION 2020
1er degré
Thème du concours national 2019-2020
« 1940, entrer en Résistance, comprendre, refuser, résister ».
Sujet adapté aux classes des écoles primaires
Pour tous les Corréziens comme pour tous les Français, 1940, c'est la défaite de l'armée française. Pour certains, c'est l'exode et la fuite. Pour tous, c'est le début de l'occupation allemande du nord et de l'ouest de la France, la prise du pouvoir par le Maréchal Pétain et son gouvernement de Vichy, qui met fin à la République. Pour d'autres, et ils sont encore très peu nombreux en 1940, c'est l'entrée en Résistance.
Illustrez, par un travail individuel ou collectif, à l'aide de vos lectures, d'archives, de témoignages, qui étaient ces premiers Résistants, quelles étaient les raisons de leur engagement, quelles ont été leurs premières actions de Résistance ?
Pour ce faire, vous utiliserez les moyens qui vous semblent les plus adaptés : écriture, dessin, peinture, découpages, collages , réalisation d'objets ...
Consignes :
Les professeurs des écoles volontaires devront se faire connaître dès que possible à la Direction des Services de l’Education Nationale de la Corrèze –division des Ecoles et des Etablissements, au plus tard en janvier 2020.
Des références documentaires seront communiquées à ceux qui le souhaiteraient en s’adressant aux personnes ci-dessous.
Les modalités de réalisation des travaux sont laissées à l’appréciation des enseignants.
Ces travaux doivent parvenir à la Direction des Services départementaux de l’Education Nationale de la Corrèze – division des Ecoles et des Etablissements, pour le 17 avril 2020.
Renseigner sur une feuille détachée: école, nom, prénom, classe , niveau des candidats .
Un document d'accompagnement, devra permettre au jury, d'apprécier l'implication des élèves dans la réalisation des travaux.
Le jury, composé des Inspecteurs de l’Education Nationale (IEN) des secteurs concernés et des responsables locaux et départementaux de l’ANACR, délibèrera et classera les travaux selon les critères suivants :
1) Pertinence, respect du sujet proposé
2) Contenu du message
3) Qualité de la rédaction, du graphisme, originalité.
4) Qualité de la présentation générale
Les résultats seront communiqués aux enseignants par la Direction Académique pour une remise des prix aux lauréats dans chaque école participante, en présence de représentants du jury, de Madame ou Monsieur le Maire de la commune, des parents d’élèves, des autorités locales ou départementales invitées.
La date de remise des prix sera fixée en accord avec l’enseignant, l’I.E.N et l’ANACR qui diffusera l’information aux élus.
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Pour tout complément d’information, veuillez contacter
Direction des Services : Division des Ecoles et des Etablissements
* Isabelle FULMINET isabelle.fulminet[AT]ac-limoges.fr 05 55 20 55 09
* Catherine LACHESNAIS catherine.lachesnais[AT]ac-limoges.fr
Référents de l’ANACR pour les différents secteurs et nouveaux cantons du département :
* Brive-Basse Corrèze
Cantons de Brive, Malemort, Midi-Corrèzien, Argentat, Saint-Pantaléon-de-Larche
- Bernard Delaunay. 05.55.23.51.38 odiber.delaunay[AT]orange.fr
- Rosette RIGON-GOUFFAULT. 05.55.87.28.80 rc.rigon.gouffault[AT]orange.fr
- François BRETIN. 05.55.28.80.59 francoisbretin19[AT]orange.fr
Allassac-Yssandonnais
- Geneviève MAURY. 05.55.25.85.68 sege.maury[AT]wanadoo.fr
- Yves PONTHIER 05.55.25.46.74 yves.ponthier[AT]sfr.fr
* Tulle –Moyenne Corrèze
Tulle, Naves, Sainte Fortunade, Seilhac, Monédières, Uzerche
- Michel TRESALLET 05.55.20.01.62 michel.tresallet[AT]sfr.fr
- Michel AGNOUX 05.55.21.61.67 mich.agnoux[AT]orange.fr
- Roger LISSAC 05.55.21.68.14 roger.lissac[AT]orange.fr
- Jean-Pierre BORT 05.55.98.25.47 jpbort52[AT]gmail.com
- Christiane et J-Pierre COMBE 05.55.29.28.67 ma.chri.combe[AT]orange.fr
*Ussel- Haute Corrèze
Plateau de Millevaches, Egletons
- Jacques CHASTAGNOL 05.55.94.00.10 jqechastagnol[AT]gmail.com
- François REMOND 05.55.94.24.82 fg.remond[AT]hotmail.fr
Ussel, Haute Dordogne
- Fernande BANGUET 0555962404
- Marie-Jo PIVIER 05.55.72.84.71 mariejo.pivier[AT]free.fr
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Quelques pistes de travail .
Le thème invite à la réflexion sur l'état d'esprit et la volonté d'action des primo-résistants, très peu nombreux, qui dès l'armistice de juin 1940 et dans les mois qui ont suivi, ont eu la clairvoyance de « comprendre » que nos valeurs républicaines étaient abandonnées par Pétain, de refuser la défaite militaire et la « Révolution nationale » de « l'Etat Français », de « faire quelque chose » pour montrer leur opposition aux réquisitions, au rationnement, à la privation de libertés, à la xénophobie et l'antisémitisme, à la « collaboration » avec l'Allemagne nazie.
Il conviendra de faire référence, pour ces primo-résistants, aux notions de citoyenneté, de civisme, de droits humains, d'hospitalité, se solidarité, de libertés individuelles et collectives héritées de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, et d'engagements politiques, syndicaux, philosophiques, religieux, antérieurs à 1940. ( vote de 80 parlementaires contre les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940, manifestation des étudiants et lycéens à Paris le 11 novembre 1940...)
Attention à ne pas confondre ni opposer ou établir une hiérarchie entre les deux formes essentielles de résistance que sont « les Forces Françaises Libres» et la « Résistance intérieure ».
Rappelons que l'appel du Général De Gaulle le 18 juin 1940, s'adresse aux militaires qui viennent de connaître la défaite et aux volontaires de métropole et des colonies qui souhaitent continuer le combat à ses côtés : hors de France, ce sera pour la plupart d'entre eux, dans le cadre d'une armée « traditionnelle », composée d'hommes jeunes, valides, aptes à manier les armes, disciplinés, connaissant des périodes d'opérations militaires aux côtés des Alliés. Ils vont peu à peu se structurer, sur terre (Forces Françaises Libres -FFL) , sur mer (Forces Navales Françaises Libres-FNFL) ou dans les airs (Forces Aériennes Françaises Libres-FAFL) . Comme pour toutes les armées, il ne s'agit pas seulement de résister, mais aussi de défendre ou reconquérir un territoire, attaquer, se battre avec du matériel militaire comparable à celui de l'adversaire : infanterie, artillerie, véhicules blindés, aviation, marine, avec pour De Gaulle l'objectif de libérer le territoire avec cette armée « régulière » et d'y rétablir une république démocratique et indépendante. Pour Pétain, De Gaulle est un déserteur (dégradé et condamné à mort) et ses partisans de la « France Libre », dont certains effectuent des missions en France, sont dès lors soumis aux mêmes conditions que les Résistants de l'intérieur et considérés comme des hors la loi par l'Etat Français.
Quant-à la Résistance intérieure, elle est spontanée, individuelle ou collective, née de sentiments ou d'engagements personnels (évoqués plus haut), sans perspectives clairement énoncées au début sur l'après libération, elle devra rester clandestine pendant 4 ans . A l'époque, elle est « hors normes », tout est à inventer, dans un environnement pétainiste , majoritairement hostile ou « indifférent » en 1940, aux hors la loi que sont les communistes, les gaullistes, les juifs, les étrangers...Elle compte des adultes, tous volontaires, venus de milieux sociaux très divers, mais aussi au quotidien des vieillards, des femmes, des enfants ; elle mène des actions de natures différentes de celles d'une armée régulière. Les risques pris sont permanents, tant pour les clandestins que pour les « légaux », face à la répression des forces du « maintien de l'ordre » de Vichy et de l'armée allemande dans les zones occupées jusqu'en novembre 1942 : arrestations, internement, déportation, exécution...
Au début, très peu disposent d'armes et envisagent de s'en servir dans l'immédiat (armes de chasse, ou armes légères cachées par des militaires), les graffitis sur les murs , les imprimeries clandestines et distributions de tracts sont leurs premières « armes » (la presse et les rapports de gendarmerie de l'époque en rendent compte) pour contrer la propagande vichyste et nazie, faire connaître leur existence clandestine pour donner de l'espoir.
En 1940, cette résistance n'est pas encore organisée au plan national ou régional, on se débrouille à l'échelle locale pour tisser quelques réseaux de solidarité, de renseignement, en faisant fi des dangers, avec pour beaucoup, l'insouciance de la jeunesse.
Ce thème doit être l'occasion de rendre hommage à ces pionniers de la Résistance, dont beaucoup ne connaîtront pas la joie de la Libération.(exemples de primo-résistants en Corrèze : les parlementaires Labrousse et Jaubert, Edmond Michelet, Germain Auboiroux, Gaston Hillaire, Robert Delord, Léon Lanot, Clément Rambaud, Georges Gingouin... voir les publications historiques et les archives)
Il doit aussi être une formidable leçon de citoyenneté, de prise de responsabilité, de questionnement sur soi-même face à la résurgence des propagandes nationalistes, racistes, xénophobes, des violences et des actes terroristes qui remettent en cause nos valeurs démocratiques et humanistes si chèrement rétablies par les Résistants.
Le cahier spécial-concours du Patriote Résistant de novembre 2019 peut être utilement consulté : édité par la FNDIRP 10 rue Leroux, 75116 Paris, prix 0,50€.
BD
Le 1er février 2006, suite à l’adoption le 25 janvier précédant par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe d’une «Résolution 1481» assimilant dans l’un de ses attendus les ex-régimes communistes d’Europe orientale et centrale au régime nazi, l’ANACR, «sans cautionner pour autant les régimes qui, avant comme après-guerre, s’en sont réclamés, ainsi que les graves atteintes aux libertés et aux droits de l’homme qu’ils commirent en son nom, s’élev[ait] fermement contre les tentatives d’assimiler l’idéal communiste à l‘idéologie nazie, tentatives qui – telle celle récemment menée à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe - n’ont d’autre objet ou pour conséquence que de relativiser le caractère monstrueux et la spécificité du nazisme». Et rappelait qu’«au nom de leur idéal, des millions de communistes, tant dans les pays occupés par les nazis, l’Italie fasciste ou le Japon, qu’en Allemagne même et dans les autres pays fascistes, ont, fraternellement unis aux autres résistants de toutes opinions démocratiques, lutté avec eux pour abattre la «bête immonde», et que des centaines de milliers voire des millions d’entre eux ont donné leur vie dans ce combat pour la Liberté et la dignité humaine. Elle rappel[ait] aussi le rôle capital de l’Union soviétique aux côtés des alliés américains, britanniques et français dans la victoire sur l’Allemagne hitlérienne et le fascisme japonais».
Treize ans plus tard, se référant explicitement à cette «Résolution 1481» du Conseil de l’Europe, le Parlement de l’Union européenne, dans sa session du 19 septembre 2019 – a récidivé, en adoptant une déclaration «sur l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe» concernant le Pacte germano-soviétique d’août 1939, dont c’est le 80ème anniversaire et qui est présenté en ces termes comme étant le responsable de la 2ème Guerre mondiale : «la Seconde Guerre mondiale, conflit le plus dévastateur de l’histoire de l’Europe, a été déclenchée comme conséquence immédiate du tristement célèbre pacte de non-agression germano-soviétique du 23 août 1939, également connu sous le nom de pacte Molotov-Ribbentrop, et de ses protocoles secrets, dans le cadre desquels deux régimes totalitaires ayant tous deux l’objectif de conquérir le monde se partageaient l’Europe en deux sphères d’influence»…
Les députés européens – dont hélas des Français n’étant pas tous du Rassemblement national - ayant signé ce texte ont ainsi escamoté l’Anschluss de l’Autriche par le Reich en février 1938, l’occupation des Sudètes tchécoslovaques abandonnés en octobre 1938 à Hitler lors de la Conférence de Munich par la France et la Grande-Bretagne, le démembrement de la Tchécoslovaquie et l’annexion au Reich de la Bohême-Moravie en mars 1939, mais aussi les agressions italiennes contre l’Ethiopie en octobre 1935 et contre l’Albanie en avril 1939, du Japon contre la Chine en 1937, tous événements intervenus avant la signature du Pacte germano-soviétique… Pensent-ils que ces événements n’auraient aucun rapport avec la Seconde Guerre mondiale ? Si tel était le cas, ce serait plus que navrant, affligeant !
Ce texte du Parlement européen du 19 septembre 2019 constitue de fait un véritable manifeste d’écriture révisionniste de l’Histoire, qui a soulevé dans la plupart des pays de l’Union Européenne l’indignation non seulement des anciens combattants contre le nazisme et le fascisme, mais aussi celle de femmes et d’hommes de diverses sensibilités de toutes générations soucieux de vérité historique, de ne pas voir banalisée la spécificité génocidaire du nazisme en la diluant dans le concept de totalitarisme, d’élus de toutes tendances démocratiques ainsi que de très nombreux historiens spécialistes de la Seconde Guerre mondiale.
La «Fédération Internationale des Résistants» («F.I.R.»), qui rassemble 38 associations d’anciens Résistants et de passeurs de mémoire des valeurs et combats de la Résistance – dont l’ANACR - de 24 pays européens et Israël, a publié le 24 septembre dernier à propos de cette Résolution du Parlement européen la déclaration suivante, à laquelle l’ANACR – qui réitère sa condamnation du 1er février 2006 - s’associe pleinement : «La FIR et ses fédérations membres ne peuvent approuver cette résolution en aucune façon. Le texte de la déclaration [du Parlement européen] n'indique pas l'avenir de l'Europe, mais constitue un retour idéologique aux pires moments de la guerre froide… »
L’ANACR
Le 15 novembre 2019
L' ANACR-Corrèze en Assemblée Générale à Favars le 20 octobre 2019.
Le comité de la Corrèze de l'Association Nationale des Anciens Combattants et Amis de la Résistance, a tenu son Assemblée Générale annuelle dans la nouvelle salle polyvalente de Favars, en présence de M. Venceslas Bubenicek, Directeur de Cabinet représentant M. Frédéric Veau Préfet de la Corrèze, M . Jean-Jacques Lauga, Conseiller départemental représentant M. Pascal Coste Président du Conseil Départemental, M. Michel Defaye président départemental de l'UFAC, de nombreux Conseillers départementaux et Maires, de représentants de l'ARAC, de la FNACA, de la FNDIRP, de plus de 120 Résistants et Amis de la Résistance. M. Christophe Jerretie, Député, M. Daniel Chasseing, Sénateur, M. Xavier Kompa Directeur départemental de l'ONAC-VG, notamment, étaient excusés.
Après une minute de recueillement en hommage aux disparus de l'ANACR-Corrèze, l'accueil de M.Jean Bournazel, co-président du comité intercommunal de Saint-Mexant et M. Bernard Jauvion Maire de Favars, Bernard Delaunay, co-président départemental, donnait lecture, en hommage au Président Jacques Chirac, d'un message qu'il avait adressé à L'ANACR lors de son congrès national de Limoges en 2006 . Message dans lequel il rendait hommage à l'engagement des Résistants pour rétablir la démocratie de 1940 à 1945 et à l'ANACR pour son travail de mémoire et de civisme.
Dans les différents rapports l'accent était mis sur la défense des valeurs de solidarité, de fraternité, d'humanisme, de justice sociale, de paix du Conseil national de la Résistance, sur la nécessité de transmettre ces valeurs à la jeunesse, notamment à travers les Concours National et départemental de la Résistance et de la Déportation. Accent mis aussi sur la nécessaire vigilance de tous, vis à vis des déformations de l'Histoire , des négationnismes, de la résurgence des valeurs pétainistes nationalistes, de l'extrême -droite : xénophobie, antisémitisme, racisme, démagogie, dont il faut se souvenir qu'elles avaient porté Hitler au pouvoir en 1933, avec les conséquences désastreuses que l'on connaît. Une résolution finale en forme de synthèse était ainsi adoptée à l'unanimité (texte joint ci-après).
Mme Anne-Marie Montaudon, vice-présidente nationale, délivrait le message du Bureau national de l'ANACR, qui saluait le 1er comité départemental de France, rappelait le pluralisme de l'association, la nécessaire référence aux valeurs du CNR pour garantir la pérennité du modèle social français, et dénonçait la dernière résolution du Parlement européen, falsifiant l'Histoire des causes de la Seconde Guerre mondiale.
Les représentants de l'Etat, du Département et de l'UFAC saluaient le dynamisme et l'action de l'ANACR et l'assuraient de tout leur soutien, avant de prendre part aux cérémonies patriotiques au square du 27 mai 1943 et devant le monument aux morts de la commune par un dépôt de gerbes entre les averses.
Un repas de 108 convives clôturait cette matinée dans la salle polyvalente, animé par le groupe folklorique « Les Vergnassous » et l'atelier choral « Retour ô 35 choeurs » de Peuple et Culture-Tulle, qui ont ravi l'assistance reprenant en chœur le Chant des partisans, avant de se séparer et de se donner rendez-vous à Argentat pour le Congrès départemental 2020.
Résolution de l'Assemblée générale départementale de l'ANACR-Corrèze. Favars 20 octobre 2019
L'Assemblée générale départementale de l'ANACR- Corrèze, réunie à Favars le 20 octobre 2019, réaffirme les résolutions élaborées et adoptées lors des congrès d'Argentat en 2014 et Allassac en 2017, et à l'assemblée générale de Treignac l'an dernier. Elles vont guider notre action jusqu'au prochain congrès départemental, de nouveau à Argentat, et au Congrès National de Troyes en 2020, à savoir :
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La défense des intérêts matériels et moraux des Anciens Combattants de la Résistance et de leurs familles, en particulier en demandant que la Légion d'Honneur soit attribuée au plus tôt à celles et ceux qui se sont battus, de 1940 à 1945 pour la libération de la France et le rétablissement de la République.
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La transmission aux jeunes générations de la Mémoire, de l'Histoire des Résistants et des valeurs pour lesquelles ils ont combattu, exprimées par le programme du Conseil National de la Résistance, en particulier à l'occasion du Concours National de la Résistance et de la Déportation et sa déclinaison départementale dans l'enseignement du 1er degré.
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Le rappel historique des causes de l'avènement du fascisme et du nazisme en Europe dans les années 1920-1930, les réalités de ces idéologies au pouvoir et leurs conséquences tragiques jusqu'en 1945, afin d'éveiller les consciences des jeunes générations et leur éviter d'avoir à revivre les privations de libertés, les discriminations, la répression, mises en place en France de 1940 à 1944 par la « Révolution Nationale » du traître Pétain.
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L'alerte auprès de nos élus démocrates, à l'égard des abandons contemporains des conquêtes sociales et démocratiques du CNR, qui accroissent la misère sociale, conduisant ses victimes à la violence et à se tourner vers les discours démagogiques de l'extrême-droite héritière de « Vichy ».
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Le refus de la violence d'où qu'elle vienne.
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La vigilance face aux falsifications et l'instrumentalisation de l'histoire, au négationnisme, à tous les fanatismes, au racisme, à l'intolérance, qui menacent notre démocratie et la paix.
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Le développement, la promotion à travers toutes les formes d'expression : commémorations, journal, livres, films, DVD, expositions, conférences, internet... de l'esprit civique, des valeurs de solidarité et de fraternité qui doivent constituer le socle de notre vie sociale.
En outre, l'ANACR-Corrèze a été informée par la FNDIRP (Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes), d’une résolution du Parlement européen portant sur «l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe », ce qui ne peut être contesté. Mais cette résolution prétend que l’origine de la seconde guerre mondiale se trouverait dans le Pacte Germano-Soviétique.
Cette interprétation de l’Histoire, affirmée pour préserver la susceptibilité des diverses composantes de l’Union Européenne, est une forme de négationnisme qui prétend affranchir les nations d’aujourd’hui de leurs responsabilités passées. Il est bien établi que cette guerre a eu pour causes essentielles la montée des fascismes européens à partir des années 1920 (Mussolini en Italie) et 1930 (Franco en Espagne) , les effets désastreux de la crise boursière et économique de 1929, le développement du nazisme dans une Allemagne humiliée en 1918, puis la complaisance coupable des démocraties occidentales vis à vis d’Hitler.
Cette lâcheté, qui fut en particulier celle de la Grande-Bretagne et de la France, sera concrétisée par les accords de Munich. Le Pacte germano-soviétique fut la conséquence de ces accords, et W. Churchill comme C. Attlee l’avaient bien compris et exprimé. C’est le nazisme allemand qui, avec l’aide entre autres de Pétain et de ses soutiens français, commit l’extermination des Juifs d’Europe et les massacres tels ceux de Tulle et d’Oradour-sur-Glane.
Ne pouvant compter pour rien les 20 millions de soviétiques victimes de la folie hitlérienne, l’ANACR Corrèze se joint à la FNDIRP pour condamner ce déni de l’Histoire que constitue la résolution du Parlement européen.
Il n’est guère habituel d’évoquer la sortie d’un album de chansons dans nos publications essentiellement consacrées à la Résistance. Cependant, le dernier disque CD de Jean Alambre « Le Massacre des primevères » va faire exception car il présente une particularité qui ne peut laisser indifférents celles et ceux qui sont sensibles à l’Histoire de la Résistance limousine, du Maquis corrézien en particulier. On se souvient de la prestation de Jean Alambre
et de ses musiciens sur la scène de la salle des Fêtes de Treignac à l’occasion de notre congrès départemental, en octobre 2018. Jean, né au lendemain du second conflit mondial, fut un enfant et un adolescent imprégné des récits de ses parents, de sa mère notamment réfugiée à Affieux où se déroulèrent de tragiques événements. Très jeune, Jean Alambre commença à écrire des chansons, dont l’une d’entre elles a pour titre « Le Maquis corrézien ». Avec sa guitare en bandoulière, Jean, durant ses vacances scolaires passées à Affieux, partait sur sa mobylette chanter sa chanson hommage au « Maquis », à la veillée, dans la lueur des flammes des « cantous ». Aujourd’hui, Jean nous la chante enfin sur son dernier CD enregistré en avril 2019. Un demi-siècle s’est écoulé depuis ce temps, mais la chanson n’a pris aucune ride et son auteur l’interprète toujours avec la même émotion, la même chaleur. Ce n’est pas un hasard s’il est membre de l’ANACR, notre association au sein de laquelle il veut contribuer, à sa manière artistique, à ce que ne s’éteigne jamais dans la mémoire collective le souvenir de ceux qui furent le plus glorieux des remparts contre le nazisme. Par ces temps où les relents d’idées sombres planent sur l’Europe et le monde, nous ne pouvons que recommander à nos amis de l’ANACR de découvrir « Le Massacre des primevères » de Jean Alambre (15€). Pour se procurer cet album audio, des bons de commande sont disponibles auprès de Jean-Pierre Bort, à Madranges.
Les enseignants des classes de CM1-CM2 des écoles primaires publiques et privées sous contrat, peuvent d’ores et déjà préparer ce concours pour leurs élèves, en consultant le site du CNRD. L’information paraîtra officiellement sur la lettre hebdomadaire de la Direction académique de la Corrèze, à la rentrée de septembre 2019, ainsi que la circulaire du DASEN lançant le concours et précisant son organisation.
Accueil des participants : 9h30
Thèmes abordés en lien avec l'actualité de crise sociale et morale rappelant les années 1930 en France et du concours National de la Résistance 2019 sur les répressions vichystes et nazies dans notre région de 1940 à 1944.
10h Thème 1 : l'actualité des valeurs du programme du Conseil National de la Résistance « Les Jours heureux ».
Rediffusion du film-témoignage de Robert Chambeiron, Secrétaire Général adjoint du CNR, ancien président de l'ANACR
La genèse du CNR et de son programme. (55 mn)
Communication historique de Bernard Delaunay, introductive à l'analyse du témoignage et à la discussion.
12h 15, repas rapide
14h Thème 2: la répression vichyste et nazie à Ussel, Tulle et Oradour-sur-Glane , bilan des répressions en Corrèze.
Film : la tragédie du 10 juin 1944 à Ussel (20 mn) discussion.
Intervention de Théo Soulat : la libération d'Ussel le 17 août 1944 (15 mn), discussion
Intervention de Bernard Delaunay : l'état des recherches sur la répression en Corrèze,
Présentation du CD de l’école de Palisse sur Jean Lhomond, primé au CDRD 1er degré 2018
Discussion et conclusion de la journée.
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INSCRIPTION AU REPAS
Madame, Monsieur……………………………
participera au repas amical d’un montant de 13 euros qui sera servi à 12.15 heures au restaurant Le Marmontel (à proximité de la salle)
Nombre de participants……..….
ci-joint chèque de 13 € x ….. = ……………..
à l’ordre de : comité départemental ANACR CORREZE
A………………………….le…………………
Signature :
chèque et coupon-réponse à renvoyer avant le 11 mai à :
FOCH Jean-Pierre. 24 avenue des 3 Astronautes.19360. Malemort
Votre participation au repas sera prise en compte uniquement à réception du chèque.
Depuis que l’extrême-droite a été portée au début des années 1970 sur les fonts baptismaux par les héritiers directs des fascistes et collaborateurs de la période noire de l’Occupation de notre pays, le discours raciste a connu une expansion à la mesure du développement de son influence électorale. D’autant plus que d’autres forces politiques, par conviction ou surenchère démagogique à visée électorale, en ont repris les thèmes, contribuant ainsi à la diffusion du poison.
Les immigrés ont été ces dernières décennies constamment visés par ce discours raciste et xénophobe, un discours qui a pris ces dernières années une ampleur et une virulence inégalées alors que se développaient d’importants mouvements migratoires de populations fuyant la misère, la répression, la guerre. En ont été la cible des immigrés venus d’Afrique Noire, des Arabes et Kurdes du Proche-Orient et du Maghreb, d’Asie du Sud mais aussi des Roms venus d’Europe centrale, orientale et balkanique.
Depuis ces dernières années a resurgi, en s’appuyant de manière contemporaine sur la crise sociale, la dégradation des conditions de vie de la population de notre pays et sur le contexte du conflit du Proche-Orient, un discours raciste, puisant ses racines dans l’antisémitisme de l’Affaire Dreyfus, des ligues fascistes de l’entre-deux guerres et du régime pétainiste, et qui, reprenant les poncifs les plus éculés faisant de tous les Juifs des gens riches, les désigne comme les véritables détenteurs du pouvoir économique et les manipulateurs complotistes du pouvoir politique, les solidarise indistinctement avec la politique d’Israël au Proche-Orient notamment dans sa négation des droits nationaux du peuple palestinien.
Ce discours raciste anti-Juifs, antisémite, est une falsification intolérable de la réalité dans ses dimensions historiques, sociologiques, politiques, il a hélas déjà tué dans notre pays. Ces crimes odieux, qu’illustre le sort tragique d’Ilan Halimi, des enfants de l’école juive de Toulouse, de Sarah Halimi et Mireille Knoll, dont les auteurs et complices doivent être le plus sévèrement punis, quelles que soient leurs motivations, auxquelles aucune perversion de raisonnement ne peut apporter la moindre justification, doivent cesser ; il faut les condamner avec la plus grande énergie et manifester la plus grande vigilance à l’encontre des discours et actes antisémites, particulièrement dans un pays comme le nôtre où, dans un passé pas si lointain, ils ont fait des dizaines de milliers de victimes.
Le combat contre l’antisémitisme, contre tous les racismes et la xénophobie, doit être une préoccupation de tous, en premier lieu des pouvoirs publics, des médias et du système éducatif. A l’ignorance et aux préjugés tenaces il faut opposer la connaissance. Ainsi, la communauté juive est, comme d’autres, une composante fondatrice du peuple français depuis le haut-Moyen âge, et il est inacceptable que quiconque, quelle que soit son idéologie, prétende que les Juifs ne sont pas des Français comme les autres et dise que leur place serait ailleurs que dans leur pays.
L’ANACR est porteuse de la mémoire des combats de la Résistance, qui rassembla dans ses rangs des femmes et des hommes qui croyaient au ciel dans la diversité de leurs religions ou qui n’y croyaient pas, qui étaient Français de naissance ou immigrés, naturalisés ou non, mais qui partageaient le même idéal antifasciste, démocratique, humaniste et antiraciste. Ce combat reste aujourd’hui pleinement le sien.
L’ANACR
Le 18 février 2019


